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vendredi, janvier 20 2017

Les adolescents abstinents seraient en meilleure santé que leurs pairs actifs sexuellement

Un nouveau rapport du Centers for Disease Control soutient que les adolescents qui demeurent abstinents seraient en meilleur santé, sur de nombreux plans, que leurs pairs actifs sexuellement.

Le CDC a mené une étude, unique en son genre, pour examiner différents aspects de la santé des adolescents en fonction de leurs comportements sexuels : usage du tabac, consommation de drogue et d’alcool, comportements sexuels, comportements violents et dangereux, comportements alimentaires à risque. La conclusion du rapport est que les étudiants qui n’ont pas de contact sexuel sont beaucoup moins exposés que les autres aux risques de santé.

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samedi, décembre 10 2016

L'AVORTEMENT, DROIT OU DRAME ?

 

Alors que l’Assemblée nationale vient de voter en première lecture l’extension du délit d’entrave à l’IVG (cf. Délit d'entrave numérique à l'IVG : L’Assemblée nationale adopte la censure), Claire de la Hougue[1], docteur en droit, avocat au Barreau de Strasbourg et chercheur associé à l’ECLJ, revient sur la douloureuse réalité, trop souvent occultée, de l’avortement.

 

« IVG, c’est mon droit », « IVG, mon corps, mon choix, mon droit », « IVG, un droit garanti par la loi » peut-on lire sur le site gouvernemental d’information sur l’interruption volontaire de grossesse. Celle-ci serait même un droit fondamental des femmes, selon la résolution adoptée par l’Assemblée nationale le 26 novembre 2014.

 

L’avortement est assurément une possibilité admise par la loi, mais peut-on le placer au nombre des droit fondamentaux ? Cela s’oppose frontalement à l’intention du législateur. Simone Veil a ainsi expressément affirmé « que si (la loi) n’interdit plus, elle ne crée aucun droit à l’avortement ». Selon le code de la santé publique, « la loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l'être humain dès le commencement de sa vie. Il ne saurait être porté atteinte (à ce) principe (…) qu’en cas de nécessité et selon les conditions définies par le présent titre ». L’avortement est une exception. Cette exception a paru nécessaire à condition d’être conscient « qu’il ne s’agit pas d’un acte normal ou banal, mais d’une décision grave qui ne peut être prise sans en avoir pesé les conséquences et qu’il convient d’éviter à tout prix », disait Simone Veil. C’est pourquoi elle insistait sur l’importance de la dissuasion – donc la prévention – de l’avortement, et sur le rôle essentiel des associations qui soutiennent les femmes en détresse. 

 CLAIRE DE LA HOUGUE  Tribune 05 décembre 2016  IVG-IMG  

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vendredi, novembre 11 2016

La contraception réduit-elle le nombre d'avortements ?

Le 26 septembre est la « Journée mondiale de la contraception », à cette occasion Claire de La Hougue et Grégor Puppinck exposent le paradoxe de la contraception, selon lequel le taux d’avortement augmente proportionnellement au taux de contraception[1]. Ils ont participé à la rédaction de l’ouvrage « Droit et prévention de l’avortement en Europe », LEH Edition, qui paraît cette semaine.......

 Enseigner qu’une sexualité responsable consiste principalement dans l’usage de moyens techniques permettant d’éviter d’avoir à assumer les conséquences naturelles de ses actes est une forme d’éducation à l’irresponsabilité.

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jeudi, novembre 3 2016

La théorie du genre existe-t-elle ?

 Les propos du pape sur la théorie du genre ont suscité une levée de boucliers en France. La philosophe Bérénice Levet(1) démonte les arguments de ceux qui nient son existence.

Réagissant aux propos du pape François, Najat Vallaud-Belkacem a réaffirmé que la théorie du genre n’existait pas. Alors, cette théorie existe-t-elle ? Faut-il parler d’idéologie, de théorie, ou des théories ?

La théorie du genre existe. Son objet est l’élaboration conceptuelle de cette notion de genre. Je rappellerai rapidement ce que ce vocable en apparence inoffensif véhicule.

Il s’agit d’abord de distinguer entre le donné biologique, le sexe – les promoteurs du genre admettent une différence physique entre un corps d’homme et un corps de femme –, et l’identité sexuelle comme construction sociale, le genre. Mais de la distinction, le genre glisse vers la totale dissociation : l’identité féminine ou masculine serait une pure convention. Le fait de naître dans un corps masculin ou féminin est sans aucune incidence sur votre personnalité sexuée et sexuelle. Il y aurait une neutralité originelle que le nouveau-né perdait avec la naissance, et même avant, dès que son sexe biologique est identifié. La grande machine d’assignation à une identité, selon le mot fétiche du genre, se met en marche. L’affranchissement à l’égard de la nature permet de se jouer de toutes les identités et sexualités – car l’hétérosexualité, selon eux, n’a rien non plus de naturel. C’est le règne de la flexibilité de l’identité sexuelle.

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La BBC contestée à propos d’un programme sur un garçon « transgenre » pour les enfants de six ans

 La BBC est dans le collimateur pour avoir mis en ligne sur son site d’émissions accessibles aux enfants de six ans une série sur un garçon qui se sent « fille » et qui prend des hormones pour empêcher l’apparition des caractères sexuels masculins. Le garçon en question a 11 ans. On suit pas à pas sa lutte pour obtenir des hormones dont l’objectif est de stopper la puberté afin de faciliter plus tard un changement de sexe chirurgical.

 De telles émissions ne peuvent que semer « la confusion la plus totale », affirment les opposants à cette diffusion qui atteint de nombreux enfants et qui a déjà apporté la preuve de ses effets néfastes.

 Une maman apporte ainsi son témoignage selon lequel sa fille, après avoir visionné les épisodes de la série, est venue la voir pour poser des questions sur son identité de genre, et pour lui demander, très inquiète, si cela signifiait qu’elle était un garçon.

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jeudi, octobre 20 2016

La folle idée de Jenni Murray : de la pornographie à l’école pour mieux la combattre…

 Comment vacciner les jeunes contre le déferlement croissant de la pornographie ? Et bien par de la pornographie ! C’est ce que propose, sans honte aucune, une animatrice de la BBC, Jenni Murray : voir, analyser les films porno en classe, à l’école, pour les décrypter et les rendre du coup – soi disant – « inoffensifs »… Une extrémité à laquelle a réagi, avec un certain humour, une journaliste du Télégraph, dans un article qui remet les pendules à l’heure.

 Cette folle proposition a le mérite de montrer comment le monde moderne pense pouvoir soigner les blessures qu’il s’est laissé recevoir… dans cette société où l’industrie du sexe a envahi les écrans et où les parents ne surveillent plus assez leurs enfants, séparés, absents, au travail et occupés sur leurs propres smartphones. Douloureux constat d’échec…

 

Analyser un film porno à l’école « comme on ferait d’un roman de Jane Austen »

Qu’a dit exactement Jenni Murray ?! Cette journaliste britannique, qui présente l’émission « L’heure des femmes » sur la BBC, part de cette logique : l’accès à Internet est partout, les parents n’arrivent plus à surveiller leurs enfants, il faut bien que quelqu’un s’occupe du problème. Pour ce faire, elle a proposé, cette semaine, d’analyser la pornographie directement en classe (mixte!), pour la décrypter, la démystifier.

 Et comment ?! Via un film-exemple, « comme on ferait d’un roman de Jane Austen »… Elle veut rogner les griffes de cette hydre numérique, en déconstruisant, en montrant que c’est tout sauf la réalité : pointer les clichés, les fantasmes redondants, les visuels répétés, souligner l’absence de sourire, clouer au pilori cette caricature abêtie de la sexualité… pour faire prendre aux jeunes la distance nécessaire.

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mercredi, septembre 28 2016

Pour une politique de prévention de l’avortement

L’augmentation en France du recours à l’avortement est préoccupante en particulier chez les jeunes. La dernière enquête de la Smerep révèle qu’une lycéenne sur 10 a déjà avorté ! Pourtant, les femmes ayant avorté avant l’âge de 25 ans sont exposées à un risque élevé de troubles psychologiques : 42 % d’entre elles vivent une dépression, 39 % souffrent de troubles d’anxiété, 27 % disent avoir des envies suicidaires. 50 % des jeunes filles mineures ayant avorté ont des idées suicidaires ! La Smerep a récemment donné l’alerte sur ce problème, avec raison.

Ici encore, les choix éducatifs sont fondamentaux. La France pourrait aussi prendre exemple sur les Etats-Unis qui sont parvenus à réduire les grossesses adolescentes de 51 % entre 1990 à 2010 grâce à une campagne d’éducation sexuelle centrée sur la responsabilité et sur l’abstinence. Résultat : entre 1991 et 2005, le taux d’élèves de terminale déclarant ne pas avoir eu de relations sexuelles est passé de 33 % à 66 %.

Finalement, l’avortement est bien un problème de santé publique qui exige une politique de prévention. Il est irresponsable de le promouvoir comme s’il s’agissait d’une forme de liberté. L’avortement a des causes bien identifiées sur lesquelles il est possible d’agir. 60 % des Françaises disent que « la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’IVG ».

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jeudi, septembre 22 2016

Todd Huizinga, ancien diplomate américain, dénonce le totalitarisme intrinsèque de l’idéologie LGBT

 Todd Huizinga, ancien diplomate américain qui connaît bien les rouages de l’Union européenne pour avoir été en poste à Bruxelles, vient de dénoncer le totalitarisme intrinsèque de l’idéologie LGBT. Il s’exprimait lors des célébrations de la Journée de la Constitution américaine à Hillsdale College, à Washington. Selon lui, la « souveraineté démocratique » qui sous-tend la rédaction de la Constitution est mise à mal par le concept de la « gouvernance globale » qui se sert d’une interprétation post-moderne des droits de l’homme pour remplacer la vision traditionnelle de la nature humaine et de la limitation des pouvoirs de l’État. Interprétation qui passe par la mise en avant des droits relatifs à la soi-disant « orientation sexuelle ».

 « J’estime que l’idéologie LGBT est implicitement totalitaire : implicitement, car elle va détruire les libertés de manière implicite », a déclaré l’ancien diplomate qui est aujourd’hui directeur à l’Acton Institute, lors d’un entretien accordé à PJMedia dans le cadre de l’événement.

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mercredi, juin 15 2016

Non-discrimination, Tolérance, Respect, Pluralisme.....à sens unique!

Anti-avortement: nos écoles sont infiltrées !

Voilà un titre raccoleur qui initie une controverse récente à propos de l'EVRAS dans certaines écoles de Belgique. 

Des commentaires exagérément conservateurs auraient été tenus par des animateurs au sujet de l'avortement.

Il semble évident que, si une personne avait tenu en public des propos en contradiction avec la loi belge, et s'était prononcée clairement contre la dépénalisation de l'avortement, il serait opportun qu'elle se rétracte officiellement. Heureusement, rarissimes sont encore les personnes qui restent opposées à cette dépénalisation, et il semblerait qu'il ne s'agisse pas ici de propos illégaux.

Dans ce contexte, nous aimerions rappeler que l'éducation affective a comme but d'être au SERVICE des adolescents. Dans le cas délicat d'une grossesse indésirée, il faudrait donc aider le jeune à discerner quelle est la meilleure solution pour lui, la meilleure décision à prendre, au cas par cas, car chaque situation est unique!

Pour ce faire, il n'est pas mauvais que les jeunes entendent différentes opinions, condition sine qua non pour être capables de faire des choix éclairés.

Nous encourageons donc les directions d'école à veiller à la diversité de leurs intervenants, de manière à mieux exercer le discernement des jeunes qui leur sont confiés !

Si on veut rester dans le PLURALISME et la NON-DISCRIMINATION, il faut accepter que nos adolescents entendent différents "sons de cloches" et puissent se faire eux-mêmes une opinion basée sur des fondements solides et des informations complètes.

Sortons donc des polémiques idéologiques et autres querelles entre adultes d'opinions divergentes, qui ne pourraient que perturber les jeunes et entamer leur sérénité. Mettons-nous plutôt à leur service pour leur fournir tous les éclairages dont ils auraient besoin pour se tracer un chemin dans leur vie affective et sexuelle!

 Respect Youth Love

vendredi, avril 22 2016

Reportage : "L'IVG n'est pas un acte anodin"

mercredi, mars 23 2016

Des milliers de jeunes vont surfer sur les réseaux et s'identifier à leurs pairs qui mettent l'Europe au tapis

De LaLibre.be (Laurence Bertels) :

"Les jeunes qui vont voir sur Internet que la Belgique est au tapis vont être encore plus motivés"

La fascination des jeunes va encore s'accroître suite aux attentats de Bruxelles selon le neuropsychiatre Philippe van Meerbeeck. Entretien.

Neuropsychiatre et psychanalyste, Philippe van Meerbeeck s'intéresse plutôt à la psychologie des kamikazes, à la fascination qu'ils exercent sur les non convertis. Cette fascination, selon lui, va encore s'accroître suite aux attentats perpétrés à Zaventem et à la station de métro Maelbeek ce mardi 22 mars. Puisqu'on est clairement, dit-il, dans la logique de la surenchère. Ce grand spécialiste de l'adolescence, professeur émérite à la Faculté de médecine de l'Université catholique de Louvain (UCL), regrette que certains médias s'intéressent surtout aux victimes et pas assez aux mécanismes de la conversion de jeunes. Cette presse-là ne joue pas, en ce sens, son rôle éducatif. 

Il est, entre autres, l'auteur de “Mais qu'est-ce que tu as dans la tête?” (Ed. Racine), un ouvrage éclairant sur la soif d'idéal de l'adolescence et sur les raisons qui entraînent les jeunes, souvent belges, à s'engager dans l'Etat islamique (Cf La Libre du 4/ 11 et La Libre.be du 15/11). Nous l'avons interviewé deux heures après les attentats.

Philippe van Meerbeeck, vous pensez donc à la politique de la surenchère suite à l'arrestation de Salah Abdeslam ?

Tout à fait. Les jeunes convertis, d'origine musulmane ou non, sont très fort dans la loi du Talion, dans « l'oeil pour oeil, dent pour dent », dans celle de la main coupée au voleur. Si on porte atteinte à Ben Laden ou à quelqu'un qui passait pour héroïque comme Salah Abdeslam, la vengeance s'impose. Il faut venger le martyr, il est insupportable pour les islamistes de voir comment on a appréhendé Salah Abdeslam, comment cette arrestation a attisé la haine. Mais il ne s'agit là que du sommet de l'iceberg. Car les faits sont cumulatifs et les jeunes qui vont voir sur Internet que la Belgique est au tapis vont être encore plus motivés.

La Belgique aurait-elle dû être plus discrète suite à cette arrestation ?

Nous avons connu un week-end « cocorico ». La Belgique a retrouvé ses couleurs après avoir été montrée du doigt. D'où cette vengance sanglante et fascinante pour les jeunes non convertis.

Comment s'en sortir ?

C'est un cercle vicieux, un engrenage. Daech va revendiquer cet attentat avec des formules faisant référence aux Juifs, aux Croisés, à l'Europe. Pour lui, il faut que cette Europe soit réduite à la terreur. C'est un monde qui doit s'écrouler.

Vous reprochez à une certaine presse de ne pas jouer son rôle...

Elle n'aide pas les gens à mieux comprendre l'arrière-fond. Dans tous les commentaires qui ont suivi les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, j'ai vu trop peu d'analyses des revendications. Pourquoi l'apocalypse ? Quel est le discours qui sous-tend la revanche de Daech en Occident aujourd'hui ? Rien n'est laissé au hasard. Il est fondamental de bien expliquer cela. On parle de stress post-traumatique, de la peur, mais on ne dit rien sur les milliers de jeunes qui sont du côté des kamikazes.

Les médias ont le devoir de donner des analyses intellectuelles pour comprendre les idées qui se trouvent derrière des termes comme « Apocalypse », « lutte contre les mécréants ». Ces discours de Daech ne sont pas assez commentés. Tout le monde a peur. On est de nouveau au niveau 4 . Des milliers de jeunes vont surfer sur les réseaux et s'identifier à leurs pairs qui mettent l'Europe au tapis. Il faut être très attentif à cela.

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mercredi, mars 9 2016

RESPECT YOUTH LOVE maintenant sur Facebook

Rejoignez-nous nombreux sur notre page Facebook, et partagez-nous vos trouvailles, réflexions positives et commentaires constructifs au sujet de tout ce que vous y découvrez....

Merci pour votre aide au service de l'Education à le Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle des jeunes!

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Journée internationale des Droits de la Femme

Journée de la femme : il y a une place entre les burqas et les Femen"

Pour Aude Mirkovic (mariée, mère de 3 enfants, maître de conférences en droit privé), burqa et Femen sont l'expression d'une même folie qui altère la féminité.
C'est aussi la position de "Respect Youth Love" qui estime que la juste place qu'on donnera à la femme est un des tout grands enjeux de nos sociétés pluralistes et multiculturelles. 
Ni enfermée ni envahissante, ni voilée ni exhibée, dans un respect profond de sa propre nature, mais aussi de ceux qui l'entourent, et dans une sereine complémentarité avec les hommes au service des enfants.
Voilà selon nous un challenge à relever pour les années qui viennent !

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CFFB (Conseil des Femmes Francophones de Belgique) 8 mars 2016 : restons au 21è siècle !

Droit au choix pour l'avortement, non à la protection de l'embryon, non au statut juridique des fœtus, et non aux violences faites aux femmes, tels sont les messages du Conseil des Femmes et des ses associations membres que nous relayons avec détermination. Attention les clignotants sont au rouge et nous ne permettrons pas les reculs dans notre pays. Restons au 21è siècle et avançons ensemble ! 

IVG hors du code pénal : l'avortement, mon droit, mon choix !

(Voir-ci-dessous commentaires de Respect Youth Love)

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mercredi, février 24 2016

Avortement, des femmes témoignent

Reportage de Reinformation.tv réalisé par Armel Joubert des Ouches

mardi, février 23 2016

"Il y a amour et amour" Charles Delhez

L’amour ! Que de malentendus autour de ce mot magique ! Pauvre langue française qui n’a qu’un substantif pour exprimer cette réalité si riche. Par contre, en grec, l’amour à l’intérieur d’une famille (storgè), par exemple, se dit autrement que l’attirance entre un homme et une femme (éros).Différents termes de cette langue évoquent l’amour et peuvent raconter l’histoire du couple qui finit par s’engager dans la durée : éros, philia, agapè.

Tout commence par une attirance – immédiate ou petit à petit réciproque. C’est la montée de la sève au printemps ! Voilà éros. Le sentiment amoureux relève de l’érotique, à ne pas confondre avec la pornographie. Il entre en nous sans notre permission et s’en va de la même façon. Il n’a pas les promesses de l’éternité. Maximum trois ans, disent les sexologues. Le temps se chargera ensuite de défaire ce qui était né si spontanément. L’espèce humaine, comme les autres espèces animales, désire se reproduire… “L’homme doit donner la vie qu’il a reçue, il ne sert qu’à cela”, constate cyniquement René Barjavel dans La faim du tigre.

Quand l’amour s’éveille en nous, on est littéralement obsédé par l’autre. Ce sentiment, dirait Benjamin Constant, est le plus égoïste des sentiments. Et Clamence, dans La Chute d’Albert Camus, le reconnaît sans peine : “J’ai eu un grand amour dans ma vie et cet amour-là, c’est moi-même !” En fait, on est préoccupé par soi-même, par le bien que cela nous fait. C’est le sentiment amoureux qui m’habite que j’aime ! Il peut pourtant être mortifère et détruire. Que l’on se rappelle les amants de Vérone.

Certaines relations font un pas de plus. Voilà philia, l’amitié, qui entre en scène. Cette fois, c’est toi qui m’intéresses et plus seulement moi. Le temps est celui de la construction. Ce sont les heures interminables de confidences. De la séduction, on est passé à l’apprivoisement. Délicieuse complicité.

Il reste le pas de l’agapè. C’est l’amour-don et non plus seulement l’amour-sentiment. L’amour véritable, et non plus les amourettes. Je suis préoccupé par toi (et non plus obsédé), je me sens responsable de toi, j’ai envie que tu sois toi-même, que tu grandisses en humanité, que tu t’épanouisses. Et cela se traduit en des paroles, des gestes, des sentiments. A chaque fois, c’est un véritable miracle, une sortie de soi sans cesse reprise. Car aimer, c’est toujours vouloir aimer. Et il faut parfois se forcer, l’égo restant très fort. 

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dimanche, février 14 2016

Saint-Valentin

Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque) - Thérèse Hargot

Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque) - Thérèse Hargot



"C'est mon choix" Faire l'amour avant le mariage

"C'est mon choix" Faire l'amour avant le mariage



lundi, février 8 2016

Thérèse Hargot, sexologue, publie" Une jeunesse sexuellement libérée" aux éditions Albin Michel «La libération sexuelle a asservi les femmes»

FIGAROVOX: Dans votre livre Une jeunesse sexuellement libérée, vous vous interrogez sur l'impact de la libération sexuelle sur notre rapport au sexe. Qu'est-ce qui a changé, fondamentalement?

THERESE HARGOT: Fondamentalement, rien. Si la norme a changé, notre rapport à la norme lui est le même: nous restons dans un rapport de devoir. Nous sommes simplement passés du devoir de procréer à celui de jouir. Du «il ne faut pas avoir de relations sexuelles avant le mariage» à «il faut avoir des relations sexuelles le plus tôt possible». Autrefois, la norme était donnée par une institution, principalement religieuse, aujourd'hui, elle est donnée par l'industrie pornographique. La pornographie est le nouveauvecteur des normes en matière de vie sexuelle.

Si la norme a changé, notre rapport à la norme lui est le même : nous restons dans un rapport de devoir. Nous sommes simplement passés du devoir de procréer à celui de jouir.

Enfin, alors qu'autrefois les normes étaient extérieures, et explicites, aujourd'hui elles sont intériorisées et implicites. Nous n'avons plus besoin d'une institution qui nous dise ce que nous devons faire, nous l'avons très bien intégré par nous-mêmes. On ne nous dit plus explicitement quand est-ce que nous devons avoir un enfant, mais nous avons toutes très bien intégré le «bon moment» pour être mères: surtout pas trop tôt, et lorsque les conditions financières sont confortables. C'est presque pire: comme nous nous croyons libérés, nous n'avons plus conscience d'être soumis à des normes.

Quelle sont les nouveaux critères de cette normativité sexuelle?

La nouveauté, ce sont les notions de performance et de réussite, qui se sont introduites au cœur de la sexualité. Que ce soit pour la jouissance, mais aussi dans notre rapport à la maternité: il faut être une bonne mère, réussir son bébé, son couple. Et qui dit performance, efficacité, dit angoisse de ne pas y arriver. Cette angoisse crée des dysfonctions sexuelles (perte d'érection, etc..). Nous avons un rapport très angoissé à la sexualité, car nous sommes sommés de la réussir.

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